Le test de la double saisie
La même information saisie trois fois, du devis à la facture. Personne ne trouve ça normal, tout le monde fait avec, parce que reprendre le sujet demande une demi-journée que personne n’a.
Faites le calcul une fois. Prenez une ligne d’information, comptez combien de fois elle est ressaisie du premier contact au règlement, multipliez par le nombre de dossiers par mois, ajoutez le temps passé à corriger les écarts.
Le chiffre qui sort surprend à chaque fois. Et il change la conversation, ce n’est plus une gêne, c’est une ligne de coût.
Ce qui manque quand un outil échoue
Un logiciel acheté en janvier, et en juin la moitié de l’équipe travaille encore dans ses propres fichiers parce que c’est plus rapide. Le fournisseur n’y est pour rien, l’outil fait ce qu’il promettait.
Ce qui manquait était ailleurs. Personne n’avait décidé ce qui devait disparaître. On avait ajouté un outil à un fonctionnement existant sans rien retirer, alors les équipes faisaient les deux. Et entre les deux, l’ancien gagne toujours, parce que l’ancien, elles le maîtrisent.
Une mise en production n’est pas une installation. C’est le moment où l’on décide de ce qu’on arrête, et cette décision ne se délègue à aucun fournisseur.
L’ordre dans lequel nous travaillons
Le terrain d’abord, la technologie ensuite. Une information qui remonte plus tôt, un contrôle déplacé, une double saisie supprimée coûtent beaucoup moins cher qu’un outil, et ils conditionnent son succès.
Il nous arrive de conclure une mission en recommandant de ne rien acheter. Le besoin était réel, le moment ne l’était pas.
L’IA ne répare pas une donnée dont personne n’est responsable. Elle la recopie plus vite.