Que fait-on du temps libéré
Gain de productivité, trois mots qu’on lit partout et qui ne veulent rien dire tant qu’on n’a pas répondu à cette question. Il n’y a que trois réponses possibles.
- On traite plus de dossiers à effectif constant. C’est de la croissance, ça se voit au chiffre d’affaires.
- On rend du temps aux équipes pour ce qu’elles ne faisaient plus. Rappeler un client, contrôler une commande, former quelqu’un. Ça ne se voit pas tout de suite, et c’est souvent ce qui rapporte le plus.
- On ne fait rien. Le temps se dilue, personne ne le voit passer, et six mois plus tard on conclut que le projet n’a rien donné.
Le troisième cas est le plus fréquent
C’est aussi le seul qui soit un vrai échec, et il ne se voit qu’à la fin, quand il est trop tard pour corriger.
Un chantier d’automatisation devrait toujours commencer par la question de sortie, pas par celle d’entrée.
Ce que nous exigeons avant tout achat
Ces quatre lignes tiennent sur une page et prennent une heure à écrire. Sans elles, nous ne recommandons aucun achat.
- Une tâche nommée, pas une catégorie de tâches.
- Un chronométrage avant, sur le terrain, avec les personnes concernées.
- Une destination écrite pour le temps libéré, décidée dès le cadrage.
- Une date de bilan, posée le jour où le projet part.
Un projet sans critère de succès n’est pas un projet risqué. C’est un projet dont on ne saura jamais s’il a réussi.